LA SCENOGRAPHIE DES OBJETS

C’est une scène de théâtre : les objets s’y rencontrent, se répondent et prennent vie.

Les objets ne sont pas posés là par hasard. Je les chine, je les écoute, je les choisis en fonction d’un lieu, de son histoire, de ce qu’il dégage — et de ce que je ressens à ce moment précis. Ils arrivent avec leur passé, leurs marques, leurs silences. Et très vite, ils commencent à dialoguer.

Dans mes cabinets de curiosités, les objets ne sont pas inertes. Ils se regardent, se frôlent, s’influencent. Ils s’aiment parfois et se boudent aussi. Ils racontent quelque chose ensemble qu’ils ne pourraient jamais dire seuls. Comme dans les textes de certains auteurs ( Boris Vian, Victor Hugo ou Lamartine) où les lieux s’animent, où les choses prennent vie.

Composer un cabinet de curiosités, c’est écrire sans mots.

C’est sauver des objets ou des meubles en attente, abandonnés ou remisés au fond de lointain grenier.
C’est créer une scène où chaque élément a une voix, un rôle, une place juste.
C’est laisser émerger un dialogue invisible, mais sensible. Enfin, pour moi, composer avec des objets, c’est être profondément honoré d’avoir été le lien qui a permis de se réunir…

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